Vichy Sporting Club:
retour aux sources Par Claude Granveaud, textes et photos. (paru dans la rubrique "Parcours du mois" de Golf Magazine n°221-Juin 2008)
En ce mois de mai, le Sporting Club de Vichy fête ses cent ans sur les bords de l’Allier. Une belle vie qui a longtemps été animée par la jet-set internationale. Aujourd’hui, le golf est autonome et peut entamer son second siècle sereinement, à l’image de son tracé court, plat mais aussi subtil et taquin… Une cure de golf y est la bienvenue en toute saison ! Lire la suite du reportage.
Les mises en jeu, surtout si la tramontane s’invite dans le jeu. Les approches vers des greens surélevés ont aussi leur importance.
Elle est variée et peut venir de la longueur comme au 8, au 11 ou au 17. Des doglegs comme au 2, au 5 ou au 10. Ou encore de l’eau en jeu aux 15 et 16.
Assez plat malgré quelques vallonnements lui donnant un modelé agréable.
D’une à quatre selon la force du vent, voire beaucoup plus les jours de tempête…
Le 7 et le 17, deux pars 4 longs et délicats ; le 9 et le 18, deux pars 5 revenant vers le club avec dogleg droite et green en hauteur à chaque fois.
Le 2, le 5, le 10, le 12 : avec une bonne mise en jeu, le second coup est court.
Lors de notre passage en janvier, ils étaient réguliers et déjà rapides. Deux carottages par an : début mars et la semaine du 15 août (les joueurs sont à la feria !).
- Le relief et la longueur relative du parcours.
- La proximité de la ville et la facilité d’accès.
- Le calme au bord de l’Allier.
- L’ambiance dans ce club-house chargé d’histoire.
- La gentillesse de l’accueil.
- L’exiguïté du practice.
- La qualité du sable des bunkers.
- Les corbeaux vers le départ du 10.
- La barre d’immeubles longeant le fairway du 6.
Pour s’y rendre Depuis Vichy, traversez l’Allier vers Bellerive en direction de l’hippodrome, puis le golf est indiqué.
GPS : 03° 24 31’’ E / 46° 07’ 36’’ N L’ouverture Le parcours est fermé le mardi du 15 octobre au 31 mars. Le practice 13 postes dont 6 couverts ; compte tenu de l’espace il est interdit de taper les bois. Deux seaux de 30 balles : 3 €. Green-fees - Basse-saison : 40 €/18T.
- Haute-saison : 50 €/18T.
- Seniors : 20 € tous les jeudis. L’équipement Chariot manuel : 3 €. La restauration golf Plat + entrée ou dessert 11,50 €. L’hébergement Aux Jardins des Thévenets
Lynn et Olivier Chaulieu
03110 Espinasse-Vozelle
Tél. : 04 70 56 57 04. www.jardins-des-thevenets.com
A 10 min. du golf, cette ancienne ferme transformée en maison d’hôtes est un lieu idéal pour profiter de la campagne bourbonnaise. Lynn et Olivier vous accueillent avec élégance, raffinement, offrant un service de qualité. La table est excellente et les prix très raisonnables. Cinq chambres double allant de 75 à 85 €/nuit pdj. compris, dîner 28 €/pers (apéritif, entrée, plat, fromage, dessert, vin).
En ce mois de mai, le Sporting Club de Vichy fête ses cent ans sur les bords de l’Allier. Une belle vie qui a longtemps été animée par la jet-set internationale. Aujourd’hui, le golf est autonome et peut entamer son second siècle sereinement, à l’image de son tracé court, plat mais aussi subtil et taquin… Une cure de golf y est la bienvenue en toute saison !
Le golf l’a échappé belle… Dans la quiétude bourbonnaise, rien ne laissait croire à un éventuel danger quant à l’avenir du Sporting Club de Vichy et particulièrement de son golf. Mais après des années de faste, l’engouement pour la ville thermale s’était un peu estompé. Face à cette évolution, la Compagnie Fermière, concessionnaire de l’état pour la gestion et l’exploitation des établissements thermaux, souhaitait se séparer de ses installations sportives. Dans un premier temps, eut lieu la scission du golf et du tennis, entraînant la création du Vichy Tennis Club. Quelques années après, au sortir d’une période de tension et d’inquiétudes, le golf a été sauvé, héritant même seul de l’appellation « historique » du Sporting Club. Et sauvé de la plus belle des manières, les membres du club faisant l’acquisition de leur domaine pour en devenir propriétaires le 28 juin 2004. Le tracé initialement dessiné par Arnaud Massy et construit par Julien Chantepie – un binôme qui avait déjà sévi à La Boulie et Etretat – restera sur les bords de l’Allier encore longtemps. Une chance pour la ville, ses golfeurs et tous ceux qui, de passage, s’amusent à taquiner la balle sur les allées de cet écrin de verdure dont la principale fortune est d’être situé quasiment en centre-ville. Au début du XXe siècle, Vichy accueille près de 100000curistes par an. Tandis que les thermes s’agrandissent et que les palaces poussent comme des champignons, l’opéra, le tir aux pigeons, les tennis, le golf sont construits pour rendre la villégiature des curistes plus conviviale. La vie thermale va connaître son apogée dans les années 1930, époque dite « coloniale » où les fortunes du bassin méditerranéen viennent prendre les eaux le long de l’Allier. Une rivière qui est aménagée à l’image de la ville quelque soixante-dix ans plus tôt par Napoléon III, lui aussi adepte des soins thermaux. A l’aube des années cinquante, Vichy se remet de ses émotions et la vie fastueuse reprend : l’ambiance au golf bat son plein. Plus de 120 caddies se pressent chaque matin à la bergerie prêts à bondir sur le sac d’un client. En ce temps-là, les moutons paissant sur le parcours tondaient les greens ! Bernard Boudet, aujourd’hui membre de la commission sportive et accompagnateur des nouveaux joueurs sur le parcours pour les éduquer en matière d’étiquette, se souvient. « Dès qu’un client arrivait, on courait à sa voiture avec l’espoir qu’il nous garde pour le parcours. » Et Michel Bouillerand, bon joueur en charge de la promotion du club, d’ajouter : « Parfois l’été, nous portions deux sacs le matin et pareil l’après-midi, histoire d’avoir une petite pièce en plus… »
Le club appartient à ses membres
Aujourd’hui, tous les « vieux » Vichyssois sont soulagés par l’évolution des choses et les négociations entreprises par le Président Jean Forestier. Même si la moyenne d’âge ne fait pas dans le junior, les fairways fourmillent chaque matin de swings déliés tandis que le soleil perce au milieu des arbres et que les corbeaux nichés dans les peupliers près du 10 s’ébrouent en croassant bruyamment. Avec des trous bordés de chênes, hêtres, sapins, saules et bien d’autres arbres encore, le parcours est un arboretum dû à M. de Vilmorin, le pépiniériste qui, à la création du golf, s’est servi du parcours comme d’un laboratoire naturel pour tester quelques essences rares. Bordé par le champ de courses d’un côté et les tennis de l’autre, il manque radicalement d’espace pour s’étoffer. La preuve : un practice un peu à l’étroit où il est interdit de taper les bois, au risque de blesser quelqu’un sur le 4 ou sur le green du 14. Avec l’école fédérale et le CREPS à portée de drive, on peut s’étonner de cette lacune mais l’espace manque cruellement pour changer les choses. Cela n’a pas empêché le jeune Mathieu Delay-Termoz, grand espoir du club, de porter le record du parcours à 61 l’an dernier. Les nombreuses compétitions organisées tout au long de l’année verront-elles ce record à nouveau battu ? Rien n’est moins sûr, compte tenu de la technicité du parcours avec ses petits greens surélevés, surnommés « greens fromage parce qu’ils coulent » par Christian Roumaud, le pro du club. Quelques petits rus, bras de l’Allier, serpentent en travers des fairways comme sur le 1 où le président offre le champagne à qui passe le ruisseau au drive. « Les jeunes tapant de plus en plus fort, cela va finir par me coûter une fortune ! » On les retrouve sur le 6, le 15 et le 18 où ils viennent corser le drive ou l’approche au vu de la terrasse souvent moqueuse, un lieu de pr&e