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Dans un décor provençal exceptionnellement beau, le Provence Country Club a su, en vingt ans, se faire une place au soleil. Aujourd’hui épanoui, ce tracé harmonieux demeure un réel challenge avec ses vallonnements, ses pièces d’eau et, de temps en temps, le mistral. Il vient étoffer une offre golfique régionale déjà riche, là où la demande sait être critique et exigeante.
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Le green du 8 domine la parcours.
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Tous les golfs ne peuvent pas s’enorgueillir d’avoir été inaugurés par les Gipsy Kings alors que pas même un brin d’herbe n’avait poussé ! C’est pourtant ce qu’a connu le Provence Country Club à l’automne 1987 tandis que Paco, ses frères et ses cousins mettaient l’ambiance le soir dans un restaurant de Saumane après que Noël Hunt, le célèbre artiste du swing britannique, eut assuré son spectacle de slices et de balles aux trajectoires peu probables sur un practice pelé dans un froid polaire. Vingt ans plus tard, le parcours signé Jean Garaïalde a une toute autre allure même si sa vie a été semée d’embûches. Sur les pentes du Luberon, avec des panoramas sur les monts du Vaucluse et les Alpilles, les 18 trous se portent bien, affichant un slope raisonnable pour une longueur qui l’est encore plus. à croire que lorsque le mistral est de la fête, la difficulté surgit d’elle-même… En ce vendredi ensoleillé de janvier, nos testeurs arrivaient d’Aix-en-Provence. Un peu stressés à l’idée de devoir juger ce parcours, ils avouaient facilement être conscients de leur marge de progression. Jeunes retraités de l’aviation civile, ils profitent des golfs provençaux au gré de leurs inspirations. Celle de venir à Saumane allait s’avérer sympathique et encourageante avec quelques beaux faits d’armes distillés au gré du parcours.
Belle série face aux monts du Vaucluse
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Le green du long par 5 du 9.
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Après trois trous de mise en jambes joués sur un terrain quasi vierge de tout pas, seuls quelques lapins étaient passés avant nous, laissant de petites traces sur la rosée des greens. Gérard lançait un premier feu d’artifice sur le par 3 du 4, un trou court où son par lui offrait 4 points stableford. Ses acolytes signaient un bon bogey, également synonyme de points engrangés. Sur sa lancée et après un bon drive depuis le tee du 5, un par 4 en descente dans cet environnement magique des monts du Vaucluse encore embrumés, il approchait le green bordé par quelques pins le protégeant des résidences avant d’y signer un honorable bogey. Remontant vers les Alpilles, sur le 6 et le 7, deux trous difficiles, notre trio allait connaître des fortunes diverses. Une nouvelle
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Le green du 5 face aux Alpilles.
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fois, Gérard optimisait le tracé avant que Jean-Pierre ne réunisse un joli départ face au green du 8, sans doute le trou le plus haut du terrain dominant bien évidemment la campagne provençale à l’horizon, sur plus de 300 degrés. Jean Garaïalde, bien qu’aidé par la nature, a su en saisir l’essentiel dans son dessin. A-t-il retrouvé dans ce décor la Rhune et les Pyrénées chères à son cœur ? Sur le retour toujours aussi varié, pas question de tarir d’éloges sur l’environnement même si quelques trous plus plats laissent le temps de suivre la trajectoire des balles. Au 14, la pièce d’eau n’a pas épargné grand monde ! Des swings peut-être trop gourmands… Encore un par pour Gérard sur le 17, dernier par 3 de la journée et tout le monde partait à l’assaut du 18, dernier rempart vers le club-house et sa terrasse accueillante, surtout en cette saison. Tout est conçu pour vivre dehors et profiter du soleil. Au cœur de la Provence, cerné de villages au passé riche, à deux pas de l’Isle-sur-la-Sorgue – la capitale des antiquaires – , le Provence Country Club peut fêter ses vingt ans dans la bonne humeur. Il est vaillant, tonique, porte beau. Il a tout l’avenir devant lui, face à ces sommets plus que millénaires !
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